En présence de Thierry Tingaud, Président du Comité Stratégique de filière, et de Vincent Bédouin, vice-président du Comité Stratégique de filière, de représentants des entreprises du secteur et des partenaires sociaux, Bruno Le Maire a signé vendredi le contrat du comité stratégique de filière des industries électroniques.

Outre le volet innovation illustré par le plan Nano 2022, le contrat signé vendredi permettra notamment :

  • d’adapter les compétences en anticipant les évolutions des besoins avec le lancement d’un engagement de développement de l’emploi et des compétences (EDEC). Il s’agit également de développer l’offre de formation par alternance avec comme objectif de doubler le nombre d’alternants dans la filière ;
  • de promouvoir une fabrication électronique made in France compétitive partout sur le territoire en accélérant la transformation de la filière vers l’industrie électronique durable du futur grâce au lancement de plateformes d’accélération pour accompagner les entreprises de la filière dans leurs démarches de transformation ;
  • de positionner la filière en tant qu’acteur clé de la transformation numérique en accompagnant la diffusion des technologies de l’électronique et du logiciel dans les PME des autres secteurs d’activité.

Dans le détail, le contrat de filière définit six priorités et est structuré autour de six leviers d’action, rapporte la FIEEC :

  1. Maîtriser les technologies clés :

− Plan Nano 2022 : Ce programme s’inscrit dans une démarche structurante au niveau européen et français et vise des développements technologiques sur les briques élémentaires micro-nanoélectroniques allant jusqu’à la pré-industrialisation.

− Projet « systèmes cyber-physiques » (CPS) sur l’architecture numérique des systèmes cyber physiques visant à mettre les architectures numériques des CPS à la portée de l’ensemble de l’industrie française.

  1. Accélérer l’Industrie électronique du futur :

− Identification et développement de plateformes d’accélération de l’industrie électronique du futur.

− Optimisation de la chaîne logistique en développant la communication et en fluidifiant la transmission de l’information entre les acteurs.

  1. Diffuser l’électronique dans le cadre de la transformation numérique des entreprises :

− Accélération du développement des PMEs par de la R&D collaborative entre les spécialistes de l’électronique eux même et avec les PMEs utilisatrices de technologies.

  1. Adapter les compétences et les emplois aux besoins de l’industrie :

− Structuration et renforcement de l’offre de formation continue pour apporter des réponses rapides aux défis de recrutement de la filière.

− Renforcement de la formation initiale et l’alternance ainsi que les passerelles entre l’industrie et les écoles en encourageant les interventions d’industriels dans les cursus, les mobilités d’enseignants en entreprise ou encore la formation des enseignants aux évolutions rapides du secteur.

  1. Agir à l’échelle Européenne et se projeter à l’international :

− Export : la Filière participera aux actions menées pour le développement international des entreprises (grandes entreprises, ETI, PMEs et start-up) et leurs exportations.

  1. L’intelligence Artificielle, un projet structurant de la filière :

− Doter la France de technologies semiconducteurs adaptées à ces nouveaux besoins ainsi que de nouveaux composants microcalculateurs intégrant des fonctions matérielles et logicielles de l’intelligence artificielle afin de développer un leadership sur le marché du edge computing.

− Ces initiatives s’appuieront, en autres, sur les différents instruments mis en place à travers les pôles de compétitivité, BPIFrance, la FrenchTech et la FrenchFab, Business France, Captronic et les DIH (Digital Innovation Hub) en cours de mise en place.

« La signature de ce contrat constitue un moment très important pour notre filière et marque une véritable reconnaissance de son rôle stratégique et des enjeux qui y sont associés. Elle est l’aboutissement d’un travail ambitieux et collectif de l’ensemble des composantes de l’industrie électronique, tout au long de la chaîne de valeur : fabricants de composants, d’équipements de test & mesure et de production électronique, sous-traitance, distribution industrielle et entreprises développant des systèmes et des logiciels embarqués. Cette filière permet d’adresser les marchés destinés à soutenir le développement de l’électronique dans l’automobile, mais aussi le marché de l’industrie électronique du futur, la santé, l’aéronautique et aussi de répondre à tous les autres enjeux sociétaux », souligne Thierry Tingaud.

« Cette mobilisation de toutes les forces vives de l’industrie électronique est le moteur du succès de la filière, dont dépendra la réussite de l’industrie française toute entière et son rayonnement à l’échelle mondiale », complète Vincent Bedouin.

Le comité stratégique de filière de l’industrie électronique rassemble tous les acteurs de la fabrication électronique en France : production de composants électroniques, de connectique ou de circuits imprimés, conception et assemblage de cartes et sous-ensembles électroniques, distribution, ou encore édition de logiciels embarqués et d’outils logiciels pour la conception des systèmes électroniques. Au global, cette filière en croissance emploie 100 000 personnes en France, engendre 150 000 emplois indirects additionnels, et réalise 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires.