L’IRT SystemX lance le projet 3SA (Simulation pour la Sécurité des Systèmes du véhicule Autonome) pour une durée de 4 ans. Ce projet, qui s’inscrit dans le prolongement du projet SVA (Simulation pour la Sécurité du Véhicule Autonome) lancé en 2015 et qui s’achève cette année, vise à aller plus loin dans l’usage de la simulation numérique pour démontrer la sécurité du véhicule autonome particulier.

D’une durée de 48 mois et représentant un effort de R&D de 15 équivalents temps plein, le projet 3SA associe aux partenaires académiques CEA et LNE, les partenaires industriels suivants : All4Tec, ANSYS-Optis, Apsys, AVSimulation, Expleo, Oktal-SE, PSA, Renault, Sector Group et Valeo.

Au cœur de ce projet : l’étude des méthodes et des outils de simulation des systèmes de conduite autonome, impliquant la modélisation des capteurs, la mise à disposition d’une bibliothèque de scénarios, le développement d’une méthode d’analyse des résultats de simulations et la constitution d’un référentiel méthodologique.

« Réunissant les principaux constructeurs et équipementiers français, le projet SVA était très ambitieux. Il a notamment permis de mettre en évidence les limites des méthodologies existantes et de proposer des méthodes et outils de modélisation pour aider à la conception et à la validation des véhicules autonomes. D’autres résultats emblématiques ont marqué ce projet : le partage d’une vision commune du problème posé par la spécificité de la sécurisation du véhicule autonome, la constitution d’une bibliothèque de scénarios et la réalisation d’une plateforme de simulation du véhicule et de son environnement. Le projet 3SA se focalisera sur les différentes approches par simulation pour prendre en compte le fonctionnel sûr (l’identification correcte par le véhicule de l’environnement complexe dans lequel il évolue) sur la recherche de critères de validation, d’estimation du taux de couverture des tests, etc.  L’approche et les compétences développées contribueront à défendre la position de la France sur la scène internationale », explique Jean Van Frank, chef de projet 3SA.

L’utilisation de la simulation pour la démonstration de la sécurité du véhicule autonome est une alternative incontournable aux essais de validation physiques. La principale difficulté est d’assurer un comportement sûr au véhicule dans la multitude de situations auxquelles il est confronté. Le projet 3SA s’intéresse aux trois grands aspects de la sécurisation du véhicule autonome (hors cybersécurité) : le dysfonctionnel des systèmes et inter-systèmes liés notamment aux bugs logiciels ou aux pannes matérielles, le fonctionnel sûr (ou SOTIF, Safety Of The Intended Functionality) centré sur les décisions erronées liées notamment à une mauvaise interprétation de l’environnement par le véhicule, et les mésusages potentiellement prévisibles du conducteur visant à identifier et empêcher les mauvaises utilisations du système.

Dans la continuité du projet SVA, les activités suivantes seront poursuivies et approfondies : modélisation des capteurs, étude des méthodes et outils de simulation des systèmes de conduite autonome, construction d’une bibliothèque de scénarios potentiellement sécuritaires.