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Premier comité de politique industrielle de défense

Florence Parly, ministre des Armées, a réuni, le 16 janvier 2019 à Paris le premier comité de politique industrielle de défense. Ce format, inédit, s’inscrit dans la réforme du ministère des armées annoncée par la ministre en juillet dernier, lors du lancement du plan de transformation de la Direction générale de l’armement (DGA).

Présidé par la ministre et rassemblant les industriels de défense, des responsables de PME et de start-up, ainsi que le Délégué général pour l’armement, Joël Barre, et des représentants de la DGA et de la direction générale des entreprises de Bercy, ce comité vise à fixer le cap de la politique industrielle de défense française. Ce comité, qui se réunira au minimum deux fois par an, doit permettre des échanges libres et directs entre les différents acteurs et d’inscrire la politique industrielle de défense dans la politique industrielle globale de l’Etat.

Florence Parly a rappelé que l’industrie de défense avait deux fondements : aider à protéger la France en répondant aux besoins des Armées ; aider à protéger l’emploi avec une activité industrielle toujours plus dense.

La ministre a livré les cinq fondements de sa politique industrielle :

  • Investir dans l’industrie de défense et acheter de nouveaux armements (grâce, notamment, à l’augmentation des moyens de la défense d’ici 2025, permise par la loi de programmation militaire 2019-2025) ;
  • Soutenir les entreprises de l’industrie de défense à l’export ;
  • Consolider l’industrie de défense au niveau européen autour de projets concrets et de coopérations (les projets de l’avion de combat du futur ou du char de combat du futur en sont des exemples) ;
  • Encourager l’innovation et protéger les PME (mise en place de l’agence pour l’innovation de défense ou du fonds d’investissement Definvest) ;
  • Intervenir dans la vie des entreprises comme régulateur et actionnaire (par exemple par le mécanisme de l’action spécifique, renforcé par la loi PACTE).

La ministre a affirmé que les dispositifs mis en œuvre pour offrir plus de souplesse aux industries de défense et leur permettre d’emporter de nouveaux marchés, ne vont pas sans contrepartie. Elle rappelé la nécessité pour les industriels de respecter les délais et les coûts dans les programmes : l’État est un client exigeant, qui doit payer le prix juste et pouvoir auditer ses coûts, a-t-elle martelé.

Enfin, la ministre a exhorté les entreprises de la défense à travailler avec le ministère pour attirer les talents et prendre part au combat pour la cybersécurité en adoptant une « hygiène cyber » irréprochable.

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