Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé ce matin les modalités précises de création du fonds pour l’innovation, doté de dix milliards d’euros. Ce fonds sera doté de 1,6 milliard d’euros issus des cessions d’actifs effectuées au second semestre de l’année 2017 (Engie et Renault), et d’environ 8,4 milliards d’euros en titres (actions EDF et Thales représentant respectivement 13,30% et 25,76% du capital de ces sociétés).

Ce fonds a été constitué au sein de l’établissement public Bpifrance, structure contrôlée par l’État. Ces actifs, qui constituent une dotation n’ayant pas vocation à être consommée, doivent générer un rendement annuel estimé entre 200 et 300 millions d’euros. Les revenus ainsi générés sont destinés à soutenir le développement d’innovations de rupture et leur industrialisation en France.

À mesure des cessions de participations dans d’autres sociétés du portefeuille de l’État actionnaire,  Bpifrance se verra attribuer de nouvelles dotations en numéraire financées par le produit de ces cessions, tandis que les titres EDF et Thales, dont sera doté initialement Bpifrance, feront l’objet de reprises par l’État.

La doctrine d’emploi de ces sommes sera précisée dans les prochaines semaines en s’appuyant notamment sur les conclusions d’une mission confiée à Stéphane Distinguin, Julien Dubertret, Jacques Lewiner et Ronan Stéphan, précise le communiqué de Bercy.

Avec la constitution de ce fonds, le gouvernement entend ainsi consacrer les ressources issues de cessions du portefeuille financier de l’État au financement de l’innovation, qui est une des clefs du développement et de la croissance des entreprises françaises.