Bien que SEMI soutienne fortement les efforts visant à mieux protéger la propriété intellectuelle, l’organisation professionnelle est persuadée que l’imposition de nouvelles taxes douanières ne feront rien pour répondre aux préoccupations des États-Unis sur les pratiques commerciales de la Chine. Au lieu de cela, ces tarifs nuiront aux entreprises de la chaîne d’approvisionnement des semiconducteurs en augmentant leurs coûts des entreprises, en introduisant des incertitudes et en étouffant l’innovation, écrit SEMI.

Le représentant américain au commerce (USTR), sur la base des conclusions de son enquête au titre de l’article 301 sur les pratiques commerciales chinoises, a annoncé une taxe douanière de 25% sur 34 milliards de dollars de nouvelles marchandises chinoises. Les produits tels que les équipements de test et d’inspection et les pièces de rechange entrant aux États-Unis en provenance de Chine seront soumis à ce tarif qui entrera en vigueur le 6 juillet 2018. Environ 80% des produits semiconducteurs initialement proposés resteront sur la liste finale visée par ces taxes, s’alarme l’organisation professionnelle.

L’USTR a également proposé des droits de douane sur plus de 16 milliards de dollars de produits, y compris des produits chimiques, ainsi que des machines et des pièces de rechange destinées à la fabrication de semiconducteurs, tranches de silicium, écrans plats et masques. Cette nouvelle liste proposée comprend des produits identifiés par le gouvernement américain qui ont particulièrement bénéficié des politiques industrielles chinoises telles que «Made in China 2025». SEMI devrait exprimer son opposition à ces tarifs lors d’une prochaine audience publique, comme l’organisation l’a fait récemment, apportant des témoignages sur l’impact dommageable que les tarifs auraient sur l’industrie des semiconducteurs aux États-Unis.