Le CEA-Leti annonce le démarrage d’un projet de R&D européen dans le cadre du programme Horizon 2020, afin de développer des solutions innovantes pour la motorisation de la troisième génération de véhicules électriques. Ce projet fait une large place à l’utilisation du nitrure de gallium, un semiconducteur composé à large structure de bande.

Baptisé Modul ED, ce projet, coordonné par le Leti, rassemble 10 industriels, instituts de recherche et universités, pour améliorer les performances de la motorisation électrique, tout en améliorant les rendements de production, en réduisant l’impact environnemental et le coût de production du véhicule électrique.

Ce projet de R&D de trois ans est doté d’un budget de 7,2 millions d’euros. Coordonné par le Leti, il rassemble le Suisse Brusa Elektronik, le Belge Punch Powertrain, l’Allemand ZG, Siemens France, le Français Efficient Innovation, diverses universités européennes (Aix-la-Chapelle, Göteborg, Eindhoven), ainsi que le CEA-Liten.

Outre l’utilisation de semiconducteurs en nitrure de gallium (GaN), les autres pistes de recherche du projet ModulED concernent le recours à des procédés de fabrication de matériaux magnétiques pour la partie magnétique du moteur abaiss ant la densité des éléments en terres rares, une nouvelle architecture du moteur pour permettre une plus grande modularité en production, l’utilisation de systèmes de transmission et de refroidissement compatibles avec des véhicules hybrides, et l’optimisation des systèmes de freinage, pour récupérer l’énergie lors des phases de freinage.

« Les véhicules électriques sont une composante clé de l’engagement de l’Union européenne à limiter les changements climatiques, mais les véhicules électriques actuels sont confrontés à des défis qui empêchent leur acceptation par le marché, notamment la résistance des consommateurs due à leur coût et leurs limitations. Le projet ModulED affrontera ces défis via le processus de fabrication, y compris le contexte de production de masse, l’implication accrue de la chaîne de valeur et l’analyse du cycle de vie pour une durée optimisée et un impact environnemental minimisé », explique Bernard Strée, coordinateur du projet au sein du Leti.

Le projet associe notamment l’expertise du Leti dans les semiconducteurs composés de type GaN et celle du Liten dans les matériaux magnétiques et la simulation.