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Le Conseil de l’innovation se penche sur la défense et l’innovation duale

Réuni pour la deuxième fois depuis sa création le 18 juillet dernier, le Conseil de l’innovation consacré hier à l’innovation de défense a décidé de nouvelles collaborations entre les politiques d’innovation civile et de défense. Notamment la création d’une task force entre la Direction générale des entreprises (DGE) et l’Agence pour l’innovation de défense ainsi que l’engagement d’une démarche du même type entre la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI) et l’Agence pour l’innovation de défense.

Le Conseil de l’innovation (*) a pour but de rénover la gouvernance des politiques d’innovation en impliquant des personnalités qualifiées de haut niveau et en favorisant la coordination des différentes politiques ministérielles. Il a notamment pour mission de choisir les grands défis financés par le Fonds pour l’innovation et l’industrie, dotés de l’ordre de 30 M€ chacun.

Les 6000 ingénieurs experts techniques de la Direction Générale pour l’Armement couvrent un large spectre de technologies. Il se renforceront dans les domaines du numérique, de la cyber et de l’intelligence artificielle dans les mois à venir. Mais l’innovation de la défense doit s’ouvrir encore davantage. Ainsi, l’objectif est de diversifier les débouchés pour les entreprises du secteur de la défense, développer les applications duales, encourager l’essaimage d’innovation et financer les programmes majeurs d’innovation de rupture.

L’ouverture à l’innovation civile et à l’écosystème des start-up pour saisir les opportunités d’intégration rapide de nouvelles technologies à forte valeur ajoutée est la priorité de l’Agence de l’innovation de défense (Agence ID), créée en septembre 2018, et dirigée par Emmanuel Chiva.

Trois objectifs ont été fixés hier. Le premier est de maîtriser des cycles courts pour intégrer au plus tôt des innovations issues du monde civil. Pour atteindre cet objectif, le ministère va amplifier sa politique de partenariat et d’innovation ouverte avec les écosystèmes les plus innovants (pôles de compétitivité, clusters, universités, organismes de recherche, incubateurs) dans tous les domaines. L’Innovation Defense Lab, qui a accueilli cette séance du Conseil de l’Innovation, sera le nouveau hub de cette innovation ouverte. Le ministère va également développer un lien privilégié avec les PME et start-up grâce à des outils qui leur sont dédiés (Fonds de capital-risque Definvest, dispositif RAPID, Défis start-up). Enfin, il devra monter en puissance rapidement sur la science des données, l’intelligence artificielle et les objets connectés pour accélérer sa transformation numérique. 50 experts seront recrutés d’ici 2020, les études sur ces sujets passeront de 10 à 100 millions d’euros de budget annuel.

Le deuxième objectif est de maintenir l’effort sur des usages technologiques spécifiques à la défense dans des domaines tels que l’optronique, la guerre électronique, l’artillerie du futur, le successeur du char Leclerc, les drones de surveillance armés,… Pour atteindre cet objectif, le ministère mettra l’accent sur l’expérimentation (prototypage rapide, etc.), promouvra des initiatives de types défis/hackhatons pour stimuler les communautés innovantes sur les préoccupations spécifiques défense et mènera une politique de grands démonstrateurs pour démontrer la faisabilité des capacités structurantes pour les armées à horizon 2030, en bénéficiant de l’augmentation des crédits d’études et d’innovation qui atteindront 1 milliard d’euros en 2025 dans le cadre de la LPM 2019-2025. Le troisième objectif est de détecter et investir au plus tôt dans des innovations à maturation longue porteuses de rupture pour le système de défense à horizon 2030.

30 M€ pour développer le stockage de l’énergie haute densité pour une mobilité « zéro fossile »

Enfin, au cours de cette nouvelle session, le Conseil de l’innovation a choisi un nouveau grand défi, doté de 30 M€ : comment développer le stockage de l’énergie haute densité pour une mobilité « zéro fossile » ? Le but de ce défi est d’ouvrir les marchés de nouvelles solutions de mobilité durable en s’appuyant sur une sélection de technologies de stockage d’énergie en rupture et très performantes (chimie des batteries, pile à combustible, stockage dense de l’hydrogène, supercapacités, …).

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont co-présidé, jeudi 13 décembre, le Conseil de l’innovation à l’Innovation Défense Lab, en présence de François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, Florence Parly, ministre des Armées, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique.

(*) Le Conseil de l’innovation a vocation à se réunir 3 fois par an. Tous dispositifs confondus, l’État va investir 4,5 milliards d’euros ( 3,5 milliards en subventions et 1 milliard en fonds propres) dans le financement de l’innovation de rupture ces cinq prochaines années dont 1,6 milliard d’euros de nouveaux moyens (1,25 milliard de subventions pour le Fonds pour l’Innovation et l’Industrie et 400 M€ en fonds propres pour le fonds French Tech Seed du Programme d’Investissements d’Avenir).

Dossier complet du Conseil de l’innovation

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