Développée depuis plus de 10 ans au Liten, institut de CEA Tech, l’électronique imprimée sur support organique flexible a franchi une étape importante dans le cadre du projet européen ATLASS, annonce le Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les nanomatériaux (Liten).

Si la preuve de concept avait déjà été faite à l’échelle de composants et de circuits simples, l’impression de transistors sur substrat plastique n’avait pas encore été démontrée sur ligne pilote avec des niveaux de performances et de rendements suffisants pour la fabrication de circuits complexes et de sous-systèmes. C’est désormais chose faite, affirme le laboratoire du CEA.

Un travail mené en collaboration étroite avec des fournisseurs d’encres et d’équipements d’impression a permis au Liten d’optimiser les matériaux et le processus d’impression (gravure des rouleaux d’impression notamment) de façon à obtenir les rendements nécessaires au passage à l’échelle. La fiabilité du procédé a également été améliorée pour atteindre un taux de défectivité quasi-nul et une parfaite reproductibilité des composants.

Plusieurs échantillons de quelques centaines à quelques milliers de transistors ont ainsi été produits avec 0 défaut (100% de composants fonctionnels). Ce travail d’optimisation et de maturation a permis le prototypage et la réalisation de démonstrateurs fonctionnels à base de circuits de transistors imprimés dans le domaine de l’Internet des objets et des surfaces de capteurs intelligentes. L’intérêt de la technologie va maintenant pouvoir être testé pour diverses applications, promet le Liten.