La Société du Grand Paris, en accord avec Île-de-France Mobilités, a désigné Alstom pour fournir le matériel roulant des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Le contrat s’élève à un montant pouvant atteindre 1,3 milliard d’euros pour le développement et la fourniture d’un maximum de 1000 voitures (183 rames) qui seront déployées en deux versions de longueur de trains, 3 et 6 voitures.

Le 11 juillet 2018, le conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités avait voté une première tranche de 680 millions d’euros pour couvrir les dépenses nécessaires à l’acquisition des 53 premières rames du Grand Paris Express. La tranche ferme de ce marché attribué à Alstom porte sur la livraison de 150 voitures (25 trains de 6 voitures) pour un montant de plus de 280 millions d’euros.

Ces nouveaux métros à roulement fer de grande capacité pourront circuler jusqu’à 110 km/h en mode automatique sans conducteur et seront constitués de rames de 6 voitures sur la ligne 15, et de 3 voitures sur les lignes 16 et 17. Les premières rames, sortiront d’usine dès 2022 pour les premières mises en service commercial prévues à l’horizon 2024.

Les nouveaux métros des lignes 15, 16 et 17 sont ouverts sur toute la longueur des trains. Chaque rame pourra transporter jusqu’à 500 passagers en version 3 voitures (54 mètres), et jusqu’à 1 000 passagers en version 6 voitures (108 mètres). Une attention particulière est apportée pour optimiser la maintenance. Le système de diagnostic embarqué remontera des informations sur l’état des équipements du train et donnera au personnel de maintenance une vision complète de l’état de la flotte, ce qui facilitera la planification des tâches de maintenance correctives et prédictives à réaliser entre deux services commerciaux. Plusieurs innovations permettront de garantir la performance environnementale de ce nouveau matériel. Les convertisseurs de traction et d’auxiliaires bénéficieront des dernières technologies mises au point par Alstom pour garantir l’optimisation de la consommation d’énergie. La récupération de l’énergie de freinage contribuera à la recharge des batteries ou à l’alimentation du réseau électrique général.

Afin de mener à bien ce projet, ce sont au total 350 salariés Alstom en France qui travailleront sur ce projet dont 150 ingénieurs expérimentés. Plus de 1150 emplois seront pérennisés en France dans la filière ferroviaire française grâce à ce projet.

Six sites français Alstom concevront et fabriqueront ce nouveau matériel. Le site de Valenciennes Petite-Forêt sera en charge du management de projet, des études, du développement, de la production, de l’assemblage et de la validation des trains. Cinq autres sites d’Alstom en France développeront et produiront les composants : Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs, Tarbes pour les systèmes de traction, Villeurbanne pour l’électronique embarquée et le système de télémaintenance et Saint Ouen pour le design.

Pour Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et d’Île de France Mobilité : « Avec la climatisation, la vidéoprotection, des prises USB, des outils d’information à bord efficaces, ces nouvelles rames d’Île-de-France Mobilités apporteront aux utilisateurs des prochaines lignes du métro francilien le haut niveau de confort et de sécurité que j’exige sur l’ensemble des commandes de nouveaux matériels, métros mais aussi Trains, RER, Bus ou tramways ».

 « Nous sommes très fiers de la confiance renouvelée d’Île-de-France Mobilités et de la décision de la Société du Grand Paris de nous confier ce nouveau contrat. Nous sommes également particulièrement heureux de contribuer, avec ce nouveau marché, à la volonté gouvernementale de doubler le réseau métropolitain de Paris dans les 15 prochaines années », déclare Henri Poupart-Lafarge, p-dg d’Alstom.