Avec le soutien du CNES, CLS (Collecte Localisation Satellites), opérateur mondial du système de localisation et de collecte de données Argos, annonce la création d’une nouvelle filiale, Kinéis, dont l’ambition est de permettre, d’ici à 2030, à plusieurs millions d’objets d’être connectés où qu’ils se situent sur la surface du globe. La base de cette connectivité : une constellation de nanosatellites développée avec des partenaires stratégiques : Thales Alenia Space, Nexeya, Syrlinks. Cette constellation sera mise en orbite dès 2021. Professionnels et grand public auront ainsi accès à un service de localisation et de connectivité satellitaire mondial.

La connectivité Kinéis s’appuie sur une nouvelle constellation satellitaire innovante, constituée de 20 nanosatellites, basée sur une technologie de communication inédite, développée sur mesure pour les objets connectés. CLS a confié le développement de cette constellation à Thales Alenia Space pour la maîtrise d’oeuvre du système complet et qui s’appuiera sur Nexeya pour la fabrication des plates-formes des nanosatellites et sur Syrlinks pour son support dans la conception et la construction de l’instrument. Cette constellation sera placée en orbite à l’horizon 2021.

Rendre accessible, au plus grand nombre, la géolocalisation et la collecte de données par satellite

 Á l’horizon 2020, selon une étude publiée par Cisco, le nombre d’objets connectés dans le monde dépasserait les 30 milliards. Les promoteurs du projet partent du constat qu’aujourd’hui 90% de la surface du globe est « non connectée » ou connectée à des coûts souvent prohibitifs, sans mentionner la complexité d’usage.

« Kinéis est un opérateur satellitaire qui fournira une connectivité unique, universelle, entièrement dédiée à l’industrie des objets connectés. Chaque objet équipé d’un modem Kinéis pourra être localisé et transmettre des données où qu’il se trouve, quelles que soient les conditions. La connectivité Kinéis est simple à intégrer, basse consommation, fiable, proposée à un coût très compétitif, la rendant accessible à tous. Ainsi, très vite, Kinéis localisera et collectera les données de plusieurs millions d’objets connectés, en temps réel ou quasi-réel. L’entreprise deviendra le partenaire naturel de tous les entrepreneurs qui chercheront à proposer à leurs clients un internet des objets satellitaire peu onéreux », promet Alexandre Tisserant, directeur du projet Kinéis.

« Nous sommes extrêmement fiers de pouvoir apporter notre expertise au développement de ce projet structurant à la fois pour notre société mais aussi pour nos sous-traitants et partenaires. Il est l’aboutissement d’une collaboration fructueuse entre CLS, Nexeya, Syrlinks et Thales Alenia Space qui prend sa source dans l’implication de longue date de Thales Alenia Space sur le programme Argos et dans le projet de nano satellite Angels/Argos NEO de l’Agence Spatiale Française CNES qui a permis de crédibiliser une approche système innovante basée sur une constellation de Nanosat haute performance et haute fiabilité », commente Jean Loïc Galle, p-dg de Thales Alenia Space.

CLS, filiale du CNES, d’ARDIAN (société d’investissement privé indépendante qui gère et/ou conseille 60 milliards de dollars d’actifs) et d’IFREMER, est une société internationale, pionnière dans la fourniture de solutions d’observation et de surveillance de la Terre depuis 1986. CLS emploie 700 salariés, au siège à Toulouse et sur ses 26 autres sites dans le monde. Le groupe CLS a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 122 millions en 2017 et prévoit de le porter à près de 135 millions en 2018.

Nexeya est une ETI innovante comptant 860 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 128 millions d’euros. Depuis juillet 2017, le management de Nexeya est actionnaire majoritaire de l’entreprise, détenant plus de 75% du capital. Nexeya conçoit, teste et maintient des systèmes électroniques critiques pour trois secteurs d’activités principaux : l’aéronautique, la défense, le spatial. Dans le domaine spatial, Nexeya propose sa gamme de petites plateformes satellitaires, Hemeria, des nano-satellites, utilisés pour l’observation, les télécommunications à basse vitesse et les démonstrations technologiques.