Le gouvernement veut accélérer le regroupement de grandes écoles du quartier de l’Ecole polytechnique du Campus Paris-Saclay, demandé par le président de la République le 25 octobre 2017, et d’en faire un institut au meilleur niveau scientifique et technologique, visible internationalement. Composé actuellement de l’Ecole polytechnique, de l’ENSTA ParisTech, de Télécom ParisTech, de Télécom SudParis et de l’ENSAE ParisTech, ce nouvel institut comptera 1000 enseignants chercheurs, 6000 étudiants en master, dont les ingénieurs, 1000 doctorants et 50 000 anciens élèves.

Il a vocation à figurer parmi les meilleurs instituts de sciences et technologies du monde, à l’instar du California Institute of Technology (Caltech) ou du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Dans ce contexte, Florence Parly, ministre des Armées, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, demandent à Jean-Lou Chameau de piloter les actions nécessaires à la mise en place rapide de cette nouvelle institution.

Dans cet effort partagé avec les dirigeants des établissements concernés, il s’appuiera sur les activités mises en chantier depuis l’annonce du président de la République, en étroite collaboration avec les enseignants-chercheurs et autres personnels des écoles.

Cet institut donnera à ses étudiants, d’origine très variée et sélectionnés parmi les meilleurs en France et à l’étranger, une formation au niveau licence, master et doctorat – dont il délivrera les diplômes -, ancrée dans la recherche et l’innovation qui leur permettra de relever les principaux défis de la société de demain.

En relation étroite avec les organismes nationaux de recherche comme le CNRS, l’INRIA, l’INRA, le CEA, l’ONERA, et les autres établissements académiques du plateau de Saclay, cet institut devra participer activement à valoriser pleinement les atouts des forces de recherche rassemblées sur le plateau.

En bâtissant sur les liens déjà forts et historiques avec les entreprises en matière de formation et de recherche, il encouragera en particulier un écosystème d’innovation, d’entrepreneuriat et de création d’entreprises et de valeur.

Le nom et un statut juridique novateur permettant de remplir les objectifs fixés avec une gouvernance et une administration efficace et légère, seront proposés rapidement. Ils refléteront le positionnement national et international de ce nouvel institut.

Jean-Lou Chameau a occupé le poste de président de Caltech de 2006 à 2013. Avec environ 8000 employés et un budget dépassant 2 milliards de dollars, Caltech est l’un des centres d’enseignement et de recherche dans l’ingénierie et la science éminents dans le monde. Avant son retour en France, il a aidé au lancement de « King Abdullah University of Science and Technology » (KAUST) en Arabie Saoudite, s’inspirant du modèle de Caltech.

Jean-Lou Chameau a reçu de nombreux prix pour ses recherches et ses contributions en tant qu’enseignant et responsable d’universités. Il est membre de la National Academy of Engineering, la plus haute distinction pour un ingénieur aux Etats Unis, et de l’Académie des Technologies en France. Jean-Lou Chameau est également très actif dans les secteurs de l’industrie et des services publics par sa participation à de nombreux conseils d’administration comme le U.S. Council on Competitiveness, Internet2, InterWest, John Wiley & Sons, MTS Systems, Safran, l’Academic Research Council de Singapour, Maaden et l’École Polytechnique.