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Ville intelligente : l’approche Smart City gagne une collectivité sur deux

L’émergence des problématiques de Smart City concerne de plus en plus de collectivités en France et ce, quelle que soit leur taille. En effet, l’étude menée par m2ocity et La Gazette des communes révèle que près de la moitié des collectivités interrogées sont convaincues de la nécessité de développer une stratégie en matière de ville intelligente et ont ou comptent élaborer un projet dans ce sens.

Pour autant, seulement 15% d’entre elles ont déjà mis en place des projets concrets. Cette proportion atteint 21% dans les collectivités de plus de 10 000 habitants et 37% dans les intercommunalités.

8% ont développé une stratégie de ville intelligente, qui n’est pas encore déployée et 29% n’ont pas encore développé de stratégie, mais comptent le faire prochainement. Ces chiffres laissent présager d’une large progression des projets Smart City à court ou moyen terme.

38 % des collectivités sont dotées d’objets communicants collectant des données (eau, énergie, capteur de pollution…)

On peut également relever une absence de corrélation entre la notion de Smart City et la présence ou non d’objets connectés sur le territoire. En effet, certaines collectivités ayant déclaré ne pas avoir déployé de stratégie ou même ne pas compter le faire, affirment dans le même temps avoir déjà mis en place des objets connectés collectant des données : eau, énergie, capteurs de pollution… Par exemple, 56% des villes de moins de 10 000 habitants ayant déclaré ne pas avoir de projet Smart City ont pourtant déjà mis en œuvre des objets connectés.

Pour l’ensemble des collectivités, la nécessité d’élaborer une stratégie Smart City repose principalement sur des objectifs de communication et de proximité avec les administrés. En effet, les répondants évoquent comme première motivation le renforcement des liens avec les administrés (60%), puis viennent l’attractivité du territoire (47%), le développement de nouveaux services (46%), la mise en place d’une démarche écologique (39%) et enfin la réduction des coûts (35%).

L’étude révèle également que lorsqu’une stratégie Smart City est développée, elle est généralement pensée de façon globale. En effet, les collectivités la concrétisent en moyenne sur au moins 5 des domaines suivants : services publics dématérialisés (74%), éclairage public (62%), transports/mobilité (61%), pilotage des bâtiments (54%), parking et stationnement (54%), sécurité (53%), eau (39%), déchets (29%), smart grids (29%).

Majoritairement les projets Smart City initiés par les collectivités sont portés par les élus et l’administration et la stratégie pensée de manière transversale, avec 80 % des projets non cloisonnés par service. Ainsi, près de la moitié des collectivités (46%) ayant engagé une démarche Smart City a désigné un chef de projet dédié.

Pour mener à bien ces projets, les collectivités s’appuient principalement sur de grands groupes industriels (59%), mais aussi sur des start-up (53%).

Leviers et freins à l’élaboration d’une stratégie Smart City

Quelle que soit leur taille, les collectivités citent principalement les mêmes facteurs de réussite d’un projet Smart City : nouvelles technologies, écosystème d’innovation ouvert, maîtrise de la propriété des données, participation citoyenne, formation des équipes.

En revanche, les principaux freins évoqués sont principalement le manque de ressources aussi bien humaines (manque de compétences en interne, 48%) que financières (45%) et accusent également le manque de volonté politique (45%).  Par ailleurs, les collectivités craignent la complexité du sujet : 39% l’évoque comme un frein au développement d’un projet Smart City.

L’étude de m2ocity menée conjointement avec La Gazette des communes a été réalisée auprès d’élus et d’agents représentant 331 collectivités : communes, intercommunalités, conseils départementaux et régionaux.

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