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Trump ferme la porte à un rachat de Qualcomm par Broadcom

« Il existe des preuves crédibles qui me portent à croire que Broadcom, une société organisée en vertu des lois de Singapour avec ses partenaires, filiales ou sociétés affiliées, en exerçant le contrôle de Qualcomm, pourrait prendre des mesures qui menaceraient la sécurité nationale des États-Unis ». Le Président des Etats-Unis, sur recommandation du CFIUS, le gendarme américain des investissements étrangers aux Etats-Unis, a décidé ainsi d’interdire le rachat de Qualcomm par Broadcom.

Trump aura eu le dernier mot

Dans son communiqué, Donald Trump déclare également que les personnes proposées par Broadcom à l’élection au conseil d’administration de Qualcomm lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires sont disqualifiées pour prétendre à cette élection et que Qualcomm est interdit d’accepter la nomination ou les votes pour l’un de ces candidats.

Les deux entreprises doivent également abandonner immédiatement et définitivement le projet de prise de contrôle de Qualcomm par Broadcom et doivent certifier par écrit au Comité des investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS) que cette résiliation a été effectuée.

Broadcom a réagi immédiatement déclarant qu’il allait étudier le commandement du Président des Etats-Unis, soulignant qu’il est « fortement en désaccord avec le fait que son projet d’acquisition de Qualcomm soulève des préoccupations en matière de sécurité nationale ».

On ne connaît pas les raisons qui ont poussé Donald Trump à prendre cette décision. La presse asiatique, citant une source proche du CFIUS, indique une menace sur la 5G et souligne la crainte des militaires américains de se voir imposer d’ici 10 ans du matériel chinois (en l’occurrence Huawei) pour leurs infrastructures de réseaux, en cas de main-mise de Broadcom sur Qualcomm. On ne sait pas non plus si Broadcom pourra plaider sa cause auprès des autorités américaines ou si la décision de Donald Trump est irrévocable. Au vu de ce que l’on connaît du personnage, on penche plutôt pour une fin de non-recevoir.

Pourtant, plus tôt dans la journée, Broadcom avait publié un communiqué indiquant que la redomiciliation de  l’entreprise aux Etats-Unis serait effective dès  le 3 avril prochain, soit juste avant la tenue de l’assemblée générale des actionnaires de Qualcomm. Dans ce communiqué, Braodcom rappelait que cette redomiciliation avait été engagée en novembre dernier et avait été annoncée à la Maison Blanche lorsque Hock Tan, président et CEO de Broadcom, « a eu l’honneur d’annoncer ce plan aux côtés du président Trump dans le bureau ovale, le 2 novembre 2017 ». L’idylle entre les deux hommes n’aura pas survécu au Printemps.

Lire le communiqué du Président des Etats-Unis

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