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Intel, arbitre surprise du duel Broadcom-Qualcomm ?

Intel a démenti très mollement vouloir préparer une offre de rachat sur Broadcom, dans le but d’empêcher le fabricant de circuits télécoms de lui faire trop d’ombre en cas de succès de son OPA hostile sur Qualcomm. Un article du Wall Street Journal publié en fin de semaine dernière affirmait, à l’appui des sources anonymes, qu’Intel étudiait avec des conseillers depuis la fin de 2017 la possibilité de lancer une offre de rachat de de Broadcom pour en contrecarrer les ambitions.

Dans un communiqué envoyée à l’agence Reuters, Intel écrit : « Nous avons effectué d’importantes acquisitions au cours des 30 derniers mois – notamment Mobileye et Altera – et notre attention est tournée vers l’intégration de ces acquisitions et d’en faire des succès pour nos clients et nos actionnaires ». Pas vraiment un démenti catégorique.

Intel nourrit de grandes ambitions dans la 5G et la voiture autonome pour palier la maturité du marché des PC. Avoir en concurrence frontale un groupe rassemblant Broadcom et Qualcomm (et potentiellement NXP) pourrait contrecarrer ses projets. De là à déclencher une OPA à sans doute bien plus de 150 milliards de dollars, il y a matière à réfléchir…

Broadcom prêt à créer un fonds de 1,5 milliard d’euros pour les ingénieurs RF américains

De son côté, Broadcom fait tout pour apparaître comme l’Américain bon élève (qu’il n’est pas encore) auprès du CFIUS, le gendarme américain des investissements étrangers aux Etats-Unis. Broadcom, domicilié légalement à Singapour, a rendu publique une lettre envoyée aux membres du congrès américain, pour tenter de lever les doutes sur ses intentions.

« Une grande partie de la communication récente sur notre acquisition a été centrée sur les préoccupations concernant le développement futur de la technologie 5G.  J’ai récemment fait cet engagement public : Broadcom s’est engagé à faire des États-Unis le leader mondial de la 5G. Toute idée qu’une combinaison Broadcom-Qualcomm réduirait le financement ou cède le leadership dans la 5G est complètement infondée », peut-on lire. Conformément à cet engagement, Broadcom s’engage également à créer un nouveau fonds de 1,5 milliard de dollars axé sur l’innovation afin de former et d’éduquer la prochaine génération d’ingénieurs RF aux États-Unis.

Par ailleurs, l’entreprise tient à préciser que Broadcom est une société américaine à tous égards, sauf son domicile légal. Broadcom est dirigée par une équipe exécutive de citoyens américains et quatre-vingt-dix pour cent des actionnaires de Broadcom se trouvent aux États-Unis. Plus de la moitié de l’effectif total de Broadcom se trouve aux États-Unis. Au plus tard le 6 mai 2018, Broadcom affirme qu’il aura finalisé le processus pour « redevenir » pleinement une entreprise de droit américain.

Dans ce dossier éminent politique et qui touche la sécurité nationale des Etats-Unis, on est encore loin de la fin de l’histoire.

L’article du Wall Street Journal

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