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Deux projets pour le passage à propulsion électrique pour l’IRT Saint Exupéry

L’IRT Saint Exupéry, qui vient d’emménager dans ses nouveaux locaux à Toulouse, a récemment signé deux projets de R&D dans le domaine de l’aéronef plus électrique. Avec respectivement un budget de 8,1 millions d’euros sur 4 ans et 6,25 millions d’euros sur 4 ans (2017-2021), les projets E-Power Drive et Féline visent à optimiser toutes les fonctions électriques non propulsives tout en préparant le passage à l’électrique pour le propulsif.

Dans un contexte de généralisation de l’utilisation de l’électricité dans tous les domaines du transport et du durcissement des réglementations environnementales, il existe aujourd’hui de vraies ruptures dans les technologies du génie électrique. Le développement de ces technologies et surtout la maitrise de leur intégration en chaines complètes sont les plus gros chantiers du domaine Aéronef plus électriques de l’IRT Saint Exupéry. Première pierre à l’édifice, le projet HighVolt lancé en juin dernier s’appuie désormais sur deux autres piliers : les projets E-Power Drive et Féline.

Le projet Féline (Fiabilité ÉLectronique INtEgrée) réunit 10 acteurs industriels (Airbus, Actia, Continental, Liebherr, Techform, Thales Alenia Space, Thales, Safran, Serma Technologies, Zodiac Aerospace) et 3 académiques (IETR Rennes, IMS Bordeaux, LAAS-CNRS) et dispose d’un budget de 6,25 millions d’euros. Ce projet s’intéresse à la robustesse des composants électroniques et a pour but de prédire la fiabilité des composants et des cartes électroniques dans un milieu opérationnel. Féline a 4 enjeux importants : améliorer les méthodes pour calculer la fiabilité des composants, modéliser et caractériser les effets des radiations cosmiques, réduire les coûts de requalification en compatibilité électromagnétique en développant l’approche modélisation et enfin développer des méthodes qui permettent de caractériser les caractéristiques mécaniques des assemblages.

E-Power-Drive rassemble à ce jour 8 partenaires industriels (Aeroconseil (Akka Group), Airbus, aPSI3D, Liebherr, NIDEC-Leroy-Somer, Safran, Meggitt-TFE, Zodiac) Aerospace et 3 partenaires académiques (Laplace, SATIE, G2E lab) et dispose d’un budget de 8,1 millions d’euros. Le projet se concentre sur l’augmentation de la densité de puissance et la maitrise de la fiabilité des chaînes électromécaniques. Il doit permettre de développer des méthodes d’optimisation, des modèles, des démonstrateurs technologiques en intégrant l’ensemble de ces travaux dans une plateforme de 50kW. Ceci permettra de démontrer la performance des solutions technologiques ou méthodologiques proposées, de confirmer la performance au niveau d’une chaine complète intégrée mais également de proposer aux membres des plateformes d’essais (logicielle et matérielle) permettant de tester/optimiser leurs briques dans un environnement représentatif et comparable. Enfin, il s’agira d’explorer les caractéristiques, les performances des matériaux issus de la fabrication additive pour la réalisation de fonctions électriques. De nouveaux fabricants de briques technologiques sont en cours d’intégration dans ce projet afin d’augmenter le transfert technologique.

Dans le cadre d’une dynamique de croissance particulièrement favorable et simultanément à la signature de la tranche 2 par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) pour un montant compris entre 55 millions d’euros et 65 millions d’euros, le déménagement de l’IRT Saint Exupéry au centre de l’écosystème Toulouse Aerospace doit permettre de développer des nouveaux projets dans les 3 domaines d’excellence de l’Institut de Recherche Technologique : les matériaux à haute performance, les systèmes embarqués et l’aéronef plus électrique.

 

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