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Atos propose d’acquérir Gemalto pour 4,3 milliards d’euros

Après Bull, Gemalto : un autre fleuron de l’industrie française dont l’éclat pâlit pourrait à son tour tomber dans l’escarcelle d’Atos. Le groupe de services informatiques dirigé par Thierry Breton annonce avoir approché Gemalto et remis une offre formelle d’acquisition visant l’intégralité des titres du spécialiste de la sécurité numérique. L’offre de rachat non sollicitée valorise le groupe à environ 4,3 milliards d’euros. Elle intervient à un moment où Gemalto traverse un trou d’air lié à la conjoncture dans les cartes SIM et les cartes bancaires.

Le 28 novembre 2017, Atos a remis son offre, valable jusqu’au 15 décembre 2017, au conseil d’administration de Gemalto. Ce dernier a ensuite informé Atos qu’il étudiait son offre avec attention et lui adresserait une réponse avant cette date.

La transaction proposée vise à renforcer les activités de Gemalto et à conduire à l’émergence d’un leader mondial des technologies de la cybersécurité et des services numériques.

« Atos a suivi au cours des dernières années et avec un intérêt certain la transformation de Gemalto en un acteur de référence de la sécurité numérique, de l’Internet des objets, et du paiement. Sa présence mondiale et son portefeuille unique de technologies et de clients constituent des atouts majeurs sur le marché. Nous sommes convaincus que le rapprochement de nos deux groupes permettrait d’asseoir une position de leader mondial en cybersécurité, technologies digitales et services numériques, et de renforcer nos positions d’acteur européen de référence des services transactionnels de paiement électronique », déclare Thierry Breton, p-dg d’Atos.

Un rapprochement industriel sur trois marchés en forte croissance

Sur le plan stratégique, le rapprochement d’Atos et Gemalto doit conduire à asseoir une position de leader mondial sur trois marchés en forte croissance : cybersécurité, technologies digitales et services numériques.

Dans les technologies et services de cybersécurité et de sécurité nationale, la transaction vise à créer un leader mondial avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. L’offre de Gemalto en gestion et protection des identités, en gestion et chiffrement des données, renforcera significativement l’offre de solutions d’Atos en intelligence artificielle, Big Data, supercalculateur et orchestration cloud, détaille le groupe informatique.

Dans l’Internet des objets et les solutions « machine-to-machine », le nouvel ensemble pourrait s’appuyer, d’une part sur la solution Codex d’Atos en analyse des données et intelligence artificielle, et d’autre part sur son expertise sectorielle combinée à ses relations clients développées sur le long-terme, avec un chiffre d’affaires combiné d’environ 1 milliard d’euros.

Enfin, le rapprochement permettrait de consolider le positionnement du groupe en tant qu’acteur européen de référence sur l’ensemble de la chaîne de valeur des services de paiement avec plus de 2 milliards d’euros de revenus dans ce domaine. Etant un leader mondial avec un chiffre d’affaires de l’ordre du milliard d’euros dans ce domaine, Gemalto dispose d’une expertise particulièrement forte en solutions de paiement. Les synergies entre les activités de Worldline, Gemalto et Atos s’appuieront sur des capacités « de bout en bout » sur la chaine de valeur et sur de fortes complémentarités aux niveaux géographique, technologique et des services, commente l’acquéreur.

Pour rassurer les salariés de Gemalto, Atos souligne qu’il a démontré au cours des dernières années sa capacité à intégrer ses acquisitions, en particulier avec l’intégration des 33 000 salariés de Siemens IT, des 9 300 salariés de Bull ou encore des 9 600 salariés de Xerox ITO. En concertation avec l’équipe dirigeante, Atos estime qu’il pourra  mettre en oeuvre une intégration rapide des salariés de Gemalto et rappelle que le groupe recrute chaque année plus de 10 000 ingénieurs.

Des engagements envers la R&D et la marque Gemalto

Le maintien des fortes compétences et ressources de recherche et développement de Gemalto est au coeur du projet industriel d’Atos, assure le repreneur qui affirme qu’en regroupant leurs forces, les deux groupes bénéficieront d’une taille critique pour favoriser l’innovation en capitalisant sur les complémentarités en sécurité numérique, paiement, machine learning et simulation quantique.

Atos envisage également de capitaliser sur la notoriété de la marque Gemalto et entend proposer aux dirigeants actuels de Gemalto de participer aux ambitions du groupe combiné.

Gemalto est un leader mondial de la sécurité numérique, avec un chiffre d’affaires 2016 de 3,1 milliards d’euros et des clients dans plus de 180 pays. Présent dans 48 pays, Gemalto emploie plus de 15 000 personnes travaillant depuis 112 bureaux, 43 centres de personnalisation et de données et 30 pôles de Recherche et de Développement logiciel.

En 2016, Atos a réalisé un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros (+9,7%)  pour un bénéfice net de 620 M€ (+41,9%), avec un effectif de 100 096 personnes.

Intégralement en numéraire, le projet d’OPA d’Atos offre aux actionnaires de Gemalto une prime d’environ 42% sur le dernier cours de bourse de clôture non affecté de Gemalto au 8 décembre 2017, et des primes d’environ 42% et 34% sur les cours moyens pondérés par les volumes sur le dernier mois et sur les trois derniers mois, respectivement.

Voir la présentation de l’offre de rachat d’Atos

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