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Alimentation des objets connectés : Dracula compte lever 4 M€ pour passer à l’industrialisation

La start-up de Valence Dracula Technologies, qui développe une technologie imprimée de génération d’énergie à partir de la lumière ambiante, prépare une deuxième levée de fonds de 3,5 à 4 millions d’euros pour passer à l’industrialisation et construire une usine en France.  Début 2017, Dracula Technologies avait bouclé un premier tour de financement de 1,8 million d’euros.

La start-up vient d’être primée parmi des milliers de dossiers par le jury du Hello Tomorrow Challenge (*), dans la catégorie « Energy Transition – Air Liquide ». Ce concours international dédié aux start-up « deep tech » promeut les projets scientifiques et technologiques les plus innovants en matière de solutions à fort impact durable à l’échelle de la planète. Parmi les dix lauréats, Dracula Technologies est la seule start-up française.

« Nous sommes vraiment heureux de cette reconnaissance, nous œuvrons au quotidien pour développer notre technologie Layer, afin qu’elle devienne la solution énergétique de référence dans le domaine des micro-puissances. L’alimentation des capteurs de l’industrie 4.0 est une problématique importante, comme l’a confirmé Olivier Delaroy, VP Air Liquide lors de la remise des récompenses et des échanges que nous avons eus avec lui » précise Brice Cruchon, CEO de Dracula Technologies.

S’affranchir des problématiques d’alimentation énergétique

Cette reconnaissance confirme l’intérêt grandissant pour la technologie Layer et les applications potentielles qu’elle offre. Face aux enjeux de la transition énergétique et à la croissance exponentielle du nombre d’objets connectés (IoT), Layer garantit un « usage augmenté » de ces objets en leur fournissant l’approvisionnement énergétique nécessaire à leur fonctionnement.

La technologie mise au point par Dracula Technologies repose sur un procédé de fabrication de cellules photovoltaïques organiques (OPV) par impression numérique : de la même manière qu’une imprimante de bureau réalise des impressions à partir d’encre graphique, la société imprime ses modules Layer avec des encres conductrices formulées par ses soins. Le procédé utilisé par Dracula Technologies consiste à déposer de minces couches d’encre fonctionnelle sur un film plastique souple. L’empilement des différentes couches sur un substrat flexible, en particulier la couche conductrice, permet au dispositif de produire un courant capable d’alimenter des objets connectés. Ces modules totalement adaptables (surfaciques et conformables)  permettent une conception sur-mesure en fonction des besoins de l’objet à alimenter et de la surface disponible sur le produit.

Une deuxième levée de fonds pour passer à l’industrialisation

Début 2017, Dracula Technologies a bouclé un premier tour de financement de 1,8 million d’euros auprès de Femmes Business Angels, Grenoble Angels, Smart Angels, Finance et Technologie, la BPI et la BPAURA. Ces fonds lui ont permis de poursuivre le développement de sa technologie Layer, et de renforcer ses équipes.

« Layer a déjà fait ses preuves sur de petites séries. Nous sommes désormais prêts à passer à son industrialisation. C’est pourquoi nous démarrons un nouveau tour de table, avec pour objectif de rassembler 3,5 à 4 millions d’euros. Ces fonds nous permettront de construire une usine en France pour y déployer une ligne de production ainsi que toute la chaine logistique associée », avance Brice Cruchon.

Créée en 2012, Dracula Technologies a pour ambition de devenir un acteur européen de premier plan dans la conception et la fabrication de modules photovoltaïques organiques. La start-up a développé Layer, une technologie imprimée qui génère de l’énergie à partir de la lumière ambiante. La technologie a fait l’objet de plusieurs brevets et repose sur la maîtrise d’un procédé de fabrication de cellules OPV par impression numérique qui capte la lumière en extérieur mais aussi en intérieur. Le savoir-faire de Dracula Technologies résulte de la collaboration depuis plus de 10 ans avec des industriels et des centres de recherche (CEA-INES, CNRS, IM2NP, CiNaM, CSEM).

(*) Le Hello Tomorrow est une compétition internationale de projets innovants qui a pour but de connecter, de promouvoir et d’accélérer les jeunes talents européens décidés à résoudre les problèmes majeurs du monde d’aujourd’hui grâce à des innovations scientifiques et technologiques. Les 26 et 27 octobre s’est tenu le Hello Tomorrow Global Summit au Centquatre à Paris. Il a rassemblé les 75 finalistes sélectionnés parmi plus de 3000 start-up évoluant dans dix secteurs d’activité.

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