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23e édition des trophées du SPDEI : « l’avenir de la filière électronique se jouera en 2019 ! »

Lors de la 23e édition des Trophées du SPDEI qui ont été décernés mardi soir à 25 fabricants de composants électroniques, Pascal Fernandez, président du Syndicat Professionnel de la Distribution en Electronique Industrielle (SPDEI), a insisté sur la qualité des collaborations entre les différents acteurs de la filière qui ont conduit à la création du Comité Stratégique de Filière (CSF) dédié à l’industrie électronique. Plusieurs fois repoussée, la signature officielle du contrat de filière pour notre profession est désormais prévue le 13 décembre.

« Nous avons été très heureux de partager à nouveau ce moment convivial et festif avec l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur de l’électronique. Cette 23e édition est d’une importance historique pour notre filière. Grâce à la mobilisation de toutes ses composantes, notre environnement politique a radicalement changé depuis la reconnaissance de son caractère stratégique découlant de la création du Comité de filière dédié à l’industrie électronique. Les portes des Ministères s’ouvrent et nous pouvons enfin enclencher des travaux décisifs pour notre avenir : adaptation des formations, appui à l’innovation, modernisation du tissu industriel français… Ne loupons pas cette opportunité historique ! De notre capacité à répondre présent et à travailler collectivement en 2019 dépendra la croissance de demain. Le SPDEI entend pleinement participer à cet élan et en appelle à une vaste mobilisation impliquant également les grands donneurs d’ordre, maillon essentiel de notre économie », explique Pascal Fernandez, président du SPDEI.

A cette occasion, Jean-Luc Estienne, président d’ACSIEL, a présenté les contours du contrat de filière précisant les engagements réciproques de la filière et de l’Etat. Les grands enjeux ont ainsi été rappelé :

  • Maîtriser les technologies nécessaires et répondre aux défis de la miniaturisation et de l’intégration ;
  • Déployer la numérisation de la chaîne valeur de l’électronique et maîtriser les coûts sur toute cette chaîne de valeur ;
  • Accompagner la transformation numérique de l’industrie et être en mesure de créer une structure de coordination avec les filières aval ;
  • Répondre rapidement aux besoins de compétences liées à l’évolution du marché ;
  • Anticiper et gérer la volonté potentielle de domination de certaines entreprises internationales qui pourraient avoir un contrôle trop monopolistique de certains secteursen développant un leadership européen.

Six axes stratégiques ont en effet été définis par le CSF et des plate-formes numériques seront créées pour les mettre en regard. Les six axes stratégiques sont : la maîtrise des technologies clés ; l’industrie électronique du futur ; la transformation numérique des entreprises ; les compétences et emplois ; l’action à l’échelle européenne ; l’intelligence artificielle. Les plate-formes numériques pour répondre à ces enjeux sont : la synchronisation des roadmaps ; la supply chain 4.0 ; le réseau des DIH (Digital Innovation Hub) dans les territoires ; les outils de conception/industrialisation ; l’adaptation des compétences et des emplois aux besoins de l’industrie. Ces dispositifs seront développés après la signature du contrat de filière le 13 décembre prochain. Ce contrat sera rendu public en ligne.

L’étude PIPAME sur l’avenir de la fabrication électronique en France sera révélée au 1e trimestre 2019

Masafumi Tanaka, Chef du bureau des systèmes électroniques du Ministère de l’économie et des finances, est ensuite intervenu afin d’exposer les principales réflexions et actions prospectives identifiées dans le cadre de l’étude menée par son Ministère, le SPDEI, ACSIEL, le SNESE et la FIEEC. Cette étude PIPAME sur l’avenir de la fabrication électronique en France est pratiquement achevée, mais ses résultats sont sous embargo. Elle sera présentée officiellement au 1er trimestre 2019 lors d’un événement qui rassemblera la profession à Bercy.

Dans ses grandes lignes, l’étude, qui salue le retour en force de la politique «hardware», affirme que l’électronique reste centrale dans la transformation numérique de notre économie et de la société toute entière. La maîtrise de la fabrication électronique est dès lors un enjeu de souveraineté économique et stratégique pour la France. Mais l’électronique est l’un des secteurs économiques parmi les plus mondialisés, et il est impossible de maîtriser l’intégralité de la chaîne de valeur en France. L’idée est donc de proposer une politique industrielle réaliste. L’IoT professionnel est ainsi une chance à saisir pour la filière, notamment par le tissu de sous-traitants. Parmi les autres points abordés par l’étude, citons la constitution de classes d’équivalence de composants, pour faciliter le changement de références de composants en cas de pénurie et améliorer ainsi l’agilité au niveau des fabrications. Un autre aspect concerne la visibilité de la filière auprès des jeunes pour répondre à la raréfaction croissante des compétences en matière d’électronique de puissance, d’analogique, de RF, etc.

 

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